Carnets du dehors

Ombres sur roche
Carnets du dehors

S’accroupir

En montagne, sous un immense ciel ouvert, sur des affleurements de roche, près des torrents… s’accroupir.

En forêt, parmi les mousses et les fougères, entre les troncs rugueux et sous la voûte fabuleuse des feuillages… s’accroupir.

libellule
Carnets du dehors

Fragment d’un journal du dehors – 5

J’ai pris un chemin de traverse, remonté un petit torrent sur le côté, loin du chemin balisé, et me suis retrouvé devant l’une des plus belles chutes d’eau qu’il m’ait été donné de voir. Une succession de cascades et de vasques remontant jusqu’au ciel. L’eau n’y tombe pas brusquement, elle s’écoule dans un murmure le long de la pierre, sans empressement.

Carnets du dehors

Fragment d’un journal du dehors – 4

Durant ces quelques jours et nuits au dehors, le cours du temps s’est modifié. Plus d’heures, de minutes, de secondes mais de l’espace, aussi vaste que la Vie. L’univers palpitait, sans mesure ni limite. Le vent s’est calmé au fil des jours, jusqu’à n’être plus ce matin qu’un souffle discret. Les herbes et les feuillages remuent à peine, la terre est au repos.

Photographie d'un nom gravé dans la roche
Carnets du dehors

Fragment d’un journal du dehors – 2

La marche du jour m’a mené sur un sentier perdu, qui finit par se perdre lui-même au milieu des pierres et des taillis. Les collines s’étendaient à perte de vue, vertes et grises puis bleutées dans le lointain. J’escaladais avec délice les imposants rochers dans lesquels l’eau a creusé mille prises.

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