S’accroupir
En montagne, sous un immense ciel ouvert, sur des affleurements de roche, près des torrents… s’accroupir.
En forêt, parmi les mousses et les fougères, entre les troncs rugueux et sous la voûte fabuleuse des feuillages… s’accroupir.
En montagne, sous un immense ciel ouvert, sur des affleurements de roche, près des torrents… s’accroupir.
En forêt, parmi les mousses et les fougères, entre les troncs rugueux et sous la voûte fabuleuse des feuillages… s’accroupir.
J’ai pris un chemin de traverse, remonté un petit torrent sur le côté, loin du chemin balisé, et me suis retrouvé devant l’une des plus belles chutes d’eau qu’il m’ait été donné de voir. Une succession de cascades et de vasques remontant jusqu’au ciel. L’eau n’y tombe pas brusquement, elle s’écoule dans un murmure le long de la pierre, sans empressement.
Durant ces quelques jours et nuits au dehors, le cours du temps s’est modifié. Plus d’heures, de minutes, de secondes mais de l’espace, aussi vaste que la Vie. L’univers palpitait, sans mesure ni limite. Le vent s’est calmé au fil des jours, jusqu’à n’être plus ce matin qu’un souffle discret. Les herbes et les feuillages remuent à peine, la terre est au repos.
Le moindre frémissement d’aile y est événement. Amplifié par les parois de pierre, il résonne comme le tout premier son du monde. Ici, au creux même de son silence la roche respire, vibre au diapason des oiseaux.
La marche du jour m’a mené sur un sentier perdu, qui finit par se perdre lui-même au milieu des pierres et des taillis. Les collines s’étendaient à perte de vue, vertes et grises puis bleutées dans le lointain. J’escaladais avec délice les imposants rochers dans lesquels l’eau a creusé mille prises.
Je me suis assis tout au bord du promontoire rocheux, pieds dans le vide. Le…
Hier j’ai emprunté une piste en voiture. Elle semblait se diriger au pied…