Poésie des gants

Au Japon, des gants sèchent au soleil devant une porte en bois traditionnelle.

Suspendus, mis à sécher ils tiennent à la fois du poulpe et du papillon. Présence recueillie, discrètement évocatrice d’un labeur diligent. Ce sont des gants en plastique, mais sur le vieux perron en bois ils ne dénotent curieusement pas. 

Épaisse paire de gants de travail texturés suspendus au milieu de tuyaux et de manches.

Épais, robustes, taillés pour les gros travaux ou le jardin, ils se confondent ici avec quantité de tuyaux et de manches. Ce pourrait être un mollusque au repos. Derrière, les doigts de l’autre paire pointent dans tous les sens et forment une sculpture étrange.

Paire de gants de jardinage clairs plantés debout sur des tuteurs au milieu de la végétation.

Redressés, victorieux devant les végétaux qui foisonnent, laissés en évidence comme des témoins du travail accompli et le signal de tout ce qu’il reste encore à faire. Ici, on ne chôme pas. Demain, à la première heure, on se retroussera les manches, on enfilera de nouveau les gants.  

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